Sep 23, 2005

Le futur appartient au "Creative Man"

Les gagnants seront ceux qui seront capables d'avoir ou de développer des idées, ou encore qui pourront inspirer les autres. Les perdants seront ceux qui ne seront pas capables de faire face à des objectifs non définis où ni le but, ni le chemin pour arriver au but, ne sont connus au départ. Beaucoup des nouveaux gagnants se trouveront parmi des personnalités créatives qui ont du mal à s'intégrer au travail routinier de notre société industrielle et de services. Et, beaucoup des perdants viendront des rangs de ces hier solides et dépendants employés."

Je parle et je cite souvent cette étude géniale -- n'ayons pas peur des mots -- du Copenhagen Institute for Futures Studies : "Creative Man". Mais, je ne l'ai jamais évoqué sur ce blog. De quoi s'agit-il ?

L'institut danois a pour objet d'examiner et d'étudier les tendances et les modes qui affectent notre futur. Après plusieurs années de recherches, il a conclu que notre société sera de plus en plus dirigée par la créativité et l'innovation. Il a donné un nom à ses conclusions : "Creative Man" (en anglais ici).

Who is Creative Man? Creative Man is, of course, both genders. Creative Man embraces both creative people and innovators. Creative Man is both the person full of brilliant, exciting ideas, but who seldom, if ever, carries them out; and her counterpart who can take an idea – his or someone else's -- and put it into practice."

L'étude part du principe que les entreprises occidentales ne peuvent plus se battre sur le terrain de la production de masse. Et que la grande valeur de demain, c'est la créativité. Une créativité qui ne demande qu'à s'exprimer selon eux.

From a social perspective, the rise of "Creative Man" is born of a need for greater personal growth, a need that our research indicates is becoming greater and greater. That need is being matched by the growth of new technologies that allow greater self-expression. […] The human need to create has been recognized for many years. […] But there is demand for personal growth: witness the popularity of "active vacation", "self-actualization courses", "bungee jumping", etc. Another indicator may be the popularity of "reality" television, where shows like Survivor, Pop Stars, American Idol, and American Gladiators have been hugely successful precisely because they give ordinary people a chance to show what they can do.
A much more important indicator is volunteerism. About 25% of Europeans perform unpaid volunteer work that may account for up to 10% of GNP.

Le grand défi pour les entreprises sera donc d'attirer pareils individus et de les garder. L'argent ne suffira pas. Et, la démographie sera à leur avantage. Ils pourront choisir leur employeur.

If a job does not offer self-actualisation, personal challenges and a creative work environment (Creative Man's logic), it will need to offer high salaries and a good physical work environment (Industrial logic) and high status and a good social work environment (Dream Society logic).

If, on the other hand, the work features great opportunities for creativity and/or innovation – as this article argues that more and more jobs must do – then it will probably be enough to offer either a good salary or a strong community. This community can be a simple social community, but it can also derive from sharing a common dream. The movie industry, which combines creativity with the dream of being part of the Jet Set, has no problem getting people to work cheaply or even for free. Volunteer work, which as mentioned above is becoming a greater and greater part of the economy, is also characterised by this combination of community and personal transcendence.

Et ce qui vaut pour les hommes vaut aussi pour les produits.

The purely "Industrial Logic" product – with no brand, no story, and no features that facilitate creative expression or innovative use -- is a discount product no one cares to waste much money or energy on.

Et les médias dans tout cela ? Eux aussi rentre dans la même logique. Pour attirer des clients, ils devront aussi satisfaire les mêmes demandes d'expression créative. L'ouverture des médias à travers les blogs, les wiki, le journalisme citoyen, etc fait, sans aucun doute partie de l'équation. Tout comme la possibilité de personnaliser les supports d'information.

One solution could be for newspapers to offer readers the choice of subscribing to a selection of sections without requiring them to subscribe to them all. If you're not interested in sports and you don't plan to change your job or your place of residence anytime soon, you would be able to reject the sports, job and housing sections and, instead, perhaps select sections about art, business, science, and entertainment. A more efficient option could be to let an internet-based service supplement or replace the printed medium.

À lire et à méditer.

2 comments:

  1. J'aime beaucoup ce passage : "Les perdants seront ceux qui ne seront pas capables de faire face à des objectifs non définis où ni le but, ni le chemin pour arriver au but, ne sont connus au départ. Beaucoup des nouveaux gagnants se trouveront parmi des personnalités créatives qui ont du mal à s'intégrer au travail routinier de notre société industrielle et de services."
    C'était ma grosse inquiétude la semaine dernière: objetcifs non définis, difficulté à s'intégrer au travail routinier... Me voilà rassuré :)

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  2. Je partage tout a fait cette analyse.

    Si l'espace médiatique de demain (et d'aujourd'hui) est internet, les stars médiatique sont les bloggers.

    Les marques de demain seront peut être portées par ces hommes créatifs. Si richar branson avait 20 ans, il aurait un blog.

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