Feb 27, 2007

Norvège : le fiasco des journaux en PDF

La vente totale de quotidien en format PDF serait de 1850 ex/jour en Norvège. C'est ce que nous apprend Steffen Fjaervik, directeur associé de l'Institut norvégien de journalisme, dans un post qu'il publie sur le site du Poynter institut (USA - Floride).

"Personne ne veut des PDF", titre-t-il. Et de nous faire découvrir que le journal local Bergens Tidende détient le record quotidien de vente de PDF avec 128 exemplaires.

Par déduction, et suite à une étude de Xerox qui m'était tombée entre les mains il y deux ou trois ans de ça, je n'ai jamais vraiment cru à la version PDF d'un journal, téléchargeable en ligne. Je l'ai écrit plusieurs fois sur ce blog. Mais, je n'avais pas de chiffres jusqu'ici.

Comme, j'ai aussi du mal à croire à une version "feuilletable" du PDF avec des systèmes de type Zinio, NewsStand... Le Monde, par exemple, offre sa version numérique "feuilletable". Elle n'est utilisée que par une infime minorité de ses lecteurs. Maintenant, si ça peut faire plaisir à quelques lecteurs et que ce plaisir est rentable pour le journal : why not!

11 comments:

  1. Je suis bien d'accord avec toi... les versions PDF... ne sont pas de grande utilité. Les gens préféraient largement lire en ligne, et maintenant, je suis certains que si les journaux en ligne faisaient de réels tutoriaux sur l'utilisation efficace de lecteurs de flux RSS, ce mode de lecture deviendrait encore plus courant. Mais alors il faudrait inclure des publicités subtiles dans les flux et permettre la lecture totale de l'article. Qu'en penses-tu?

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  2. Tout dépend de l'intérêt de la mise en page: plus c'est beau, plus le PDF a un sens... Au Tigre, on propose une version pdf du Tigre du jour, mais aussi une version flash (par défaut), et une version mini-pdf pour une impression en R°/V° sur 1 page A4.

    Ex. Numéro 9 d'aujourd'hui.

    (L'accès est libre pour quelques temps, ensuite il sera réservé aux abonnés.)

    Parallèlement, on mettra en ligne les articles en html, en archives gratuites.

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  3. La question des Pdf pour les journaux ne vient pas vraiment de son intérêt pour le lecteur, mais du fait qu'il permet de le comptabiliser dans l'OJD, c'est à dire dans le nombre d'exemplaires papier vendus...

    On est donc bien d'accord : aucun intérêt pour le lecteur.

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  4. Vous trouverez ici les chiffres officiels de vente du Soir (Belgique), où vous verrez qu'il vend 250 ex./jour environ, pour une diffusion payante de 92.000 ex. Côté flamand, le Standaard compte près de 4.000 abonnés numériques, ce qui signifie qu'ils peuvent lire le contenu payant du journal en html ou en PDF.

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  5. Le pdf vendu rentre dans le compte de la diffusion payée, laquelle n'est pas en grande forme en général sur notre secteur, ca tombe bien. Pas besoin de commenter plus...

    Autre avantage il ne nécessite pas, comme le web de remettre en cause l'organisation de la production et la rédaction.

    Seul problème en effet on cherche encore son lectorat...

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  6. Le PDF a son utilité, associé avec les autres modes interractifs. A condition de ne pas l'imprimer à tour de bras, ce n'est pas très écolo ! En déplacement régulier, ce format me permet de lire d'une façon (presque) "journal papier" dans le train, l'avion hors connexion. Le feuilletage en ligne (par ex. Le Monde) n'est pas confortable et dépendant du débit de l'internet. Je le trouve vraiment lent.

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  7. Anonymous8:48 AM

    Ouh là ! Attention messieurs, vous ne pouvez pas dire ce genre de choses. Les editions pdf d'un titre ne sont d'aucune manière comptabilisées dans la diffusion payée. L'OJD ne certifie pas les PDF. Ce serait trop facile !
    En revanche il est vrai que ABC au Etats-Unis à mis en place une procédure pour inclure les édition PDF dans les PV de certification de la diffusion payante.

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  8. Jotbou4:13 AM

    Les journaux PDF ne connaissent pas un grand succès dû également au fait que lorsque l'on lit sur un écran, il est naturellement plus difficile de se concentrer sur un texte long. La plupart des articles que nous lisons sur le net sont d'une longueur assez réduite. Alors il est certain que la transposition d'une édition papier en numérique doit en décourager plus d'un.

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  9. Cher anonymous, il y a amalgame OJD internet et OJD papier, mais ce n'est pas neuf... Ce débat n'est pas très fructueux car c'est vers une logique d'audience plus que de tirage que la presse s'oriente avec une véritable perspective mutli-supports (presse-tv-internet et pourquoi pas mobile)

    Bcp nous ont dit que le PDF devait être certifié, qu'il représentait un usage réel, mais dans l'arrière-cour le discours n'a jamais été dupe ;) Il faut être furieusement accro pour se taper de la presse, même mag, en PDF…

    Toutefois, on oublie la cible car, à mon sens, le PDF s'adresse avant tout à un marché pro, ce format correspond d'ailleurs aux anciennes pratiques "graphiques" d'anciens pilleurs repentis. Ce marché, même si on le qualifie "de niche", peut être rentable, surtout quand l'éditeur propose directement ses contenus en numérique, sans passer par une phase de numérisation/scan, sans valeur ajoutée et généralement non controlable…

    Il est donc important que l'éditeur, quel qu'il soit, prévoie du PDF dans sa gamme de produits (papier, html, xml…), à la page et chemin de fer monté, avec une politique commerciale segmentée.

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  10. Juste quelques chiffre pour completer les infos de phd.

    Le Soir vends aujourd'hui pres de 250 pdf par jour et la base des abonnés web (qui est un service payant et ce meme pour les abonnés a la papier) est de plus de 2000 personnes.

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  11. Certes, pdfer ou non.. là est la question, mais la Norvège reste un eldorado à en croire cet article d'antoine Jacob

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