Aug 10, 2007

Sony améliore encore la technologie e-paper mais la question de l'utilité d'un lecteur exclusive de journaux reste posée



Le e-paper s'améliore de jour en jour. Cette vidéo nous le prouve. Où allons-nous avec cette technologie ? J'avoue, je crois de moins en moins au lecteur donc l'utilité serait de lire des journaux et des docments PDF. Comme celui que propose, par exemple, les Echos.

Je ne dis pas que ce lecteur ne va pas exister pour quelque temps. Et qu'il ne peut pas faire sens économiquement. Mais, il ne me semble être qu'un outil de transition, de très court terme. Même pas de moyen terme. Un outil qui va permettre à une certaine catégorie de personne de passer du papier à l'écran.

Je m'explique. Trois choses m'ennuie dans la logique du e-paper comme lecteur de journal. D'abord le fait que ce soit, pour le moment, un lecteur a utilité unique : lire le contenu d'un journal et de différent type de documents. Ensuite, que la mise en page soit la réplique -- ou presque -- d'un journal papier, avec des fonctionnalités spécifiques. Enfin, qu'il est une interactivité très réduite. On reste essentiellement dans la logique du monologue.

Quand à avoir un lecteur avec soi, autant qu'il soit utile à plusieurs choses. À mon sens, on ne va pas se promener avec un téléphone portable, un palm, un ipod, un ordinateur portable, un lecteur de journaux, etc. D'autant plus si les groupes ne s'entendent pas sur un lecteur unique ou, en tout cas, capable d'aspirer le contenu d'autres groupes. Vous voyez vous avec le lecteur d'Hachette, celui des Echos, celui du New York Times, etc ?

L'e-paper va-t-il servir à fabriquer une palette PC ultra légère qui sera en fait, en plus de lire n'importe quel format de fichier (video, audio, texte...), un ordinateur portable, doté d'une connexion wi-fi et d'une technologie "touch screen" à la iPhone? Sans jouer les madames Soleil, le sens commun nous pousse à penser que oui. Pas vous ?

Quand au format, pourquoi essayer de singer un design papier ? La lecture écran ne correspond pas à la lecture papier. L'interactivité possible sur un ordinateur -- ou un lecteur -- change l'expérience utilisateur. Un utilisateur qui est déjà habitué à manipuler les sites internet sur écran. Pourquoi ne pas lui offrir tout simplement un site avec tous les outils d'interactivité et de personnalisation ?

Non vraiment, plus j'y pense, plus je crois que le e-paper sera un outil de transition. Et une transition sans doute très courte. Et vous ?

5 comments:

  1. Ahhh, on me demande mon avis.

    Le e-paper... en effet tu fais bien Mr Irma sur le fait que comme tout produit il va évoluer, à l'instar des cellulaires, PDA et laptops.

    Cette petite vidéo d'un proto couleur avec animation dépasse même mes attentes immédiates.

    - utilité unique : oui très bien si le modèle permet d'avoir DES e-books pas chers (genre pour le éditeurs de livres de poche, pour les quotidien, et autres formats..)

    - la mise en page soit la réplique d'un journal papier : très bien, je pense non pas forcément aux gens à emmener du papier vers l'écran, quel intérêt d'aller se péter les yeux sur un écran, c'est la foultitude d'autres raisons et usages qui recrute des Internautes, pas la perspective de lire le journal en ligne. Je pense bien au contraire aux gens allant de l'écran vers d'autres choses (mobile, e-paper (c'est lié), etc.)

    - interactivité très réduite et logique du monologue : tu es dur. Mon frigo n'est pas interactif et pourtant je ne l'ai pas viré. L'utilité vient avant tout, il n'y a pas de Déesse Interactivité mère de tous les bienfaits.

    Le problème n°1 des e-books des Echos c'est le prix. Ensuite ils sont moches et pas encore assez fin à mon goût.

    Pour finir le "puis-je faire le café avec ?" est une question de Geek attention, un truc qui fait bien ce qu'il doit faire (ex. : GPS de voiture) est adopté pour ça, pas son design ou le fait qu'on puisse installer Linux.

    Donnez-moi un e-Book fin format 10*15 grosso modo avec : autonomie, connexion bluetooth ou wifi, un peu de mémoire et compatible PDF à 99 €.

    J'ai en permanence une 10aine de gros PDF sur mon bureau à lire, j'irai dans le Bois ou à une terasse avec en plus l'impression de bosser. J'achète !

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  2. Le progrès induit par ce type de nouvelle technologie va certainement conduire à des applications qui risquent d'être beaucoup plus nombreuses que l'on peut l'imaginer.
    Pour revenir à la presse, je pense qu'il est probable que le e-book soit effectivement un moyen "doux" de transition pour les générations, disons, d'un certain âge. L'utilisation restera assez proche d'un journal classique, mais les services qui pourront être associés (tels que l'interactivité, le zoom, etc... ) seront un excellent moyen pédagogique pour la découverte du monde électronique.

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  3. Totalement d'accord. le e-paper est tout à fait trop - par rapport au besoin de lire un journal, ou pas assez, par rapport au besoin de surfer sur le net. Il est né mort, pour moi

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  4. Philippe12:51 PM

    Ca me donne un coup de vieux terrible tous ces commentaires du genre : ca ne marchera jamais !! Je fais rien mais je sais. Allez, essayons !! Testons !! On verra bien. Je ne crois pas non plus que ce soit la machine ultime, mais c'est une étape de plus. C'est parce qu'on a la culture du "on essaie et on verra bien" qu'on se lance dans ce truc, comme par la passé dans le CD Interactif (échec), le minitel (réussite), le CDROM, le wap (!), internet (en mosaic svp...)... Allez Jeff, soyons positifs et tentons le coup... te tant pis si ca ne marche pas... Mais par pitié, ne vous lancez pas vous aussi dans les commentaires hâtifs sur un produit que vous n'avez pas vu (je parle des Echos e-paper).
    Bonne journée
    Philippe Jannet - Les Echos

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  5. @Philippe
    Loin de moi l'idée de dire de ne pas essayer. Au contraire. Qui plus est si cela a un sens économique pour le journal. J'ai juste un doute sur la viabilité de ce produit à moyen terme. Et surtout, sur la mise en page proposée sur les protos que j'ai vus. Et vous avez mille fois raisons, il faut essayer et essayer encore. Ceux qui ont travaillé avec moi savent que je suis plutôt dans cette logique. Investissant moi-même dans des projets. "Putting my money where my mouth is", comme on dit ici.

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