Mar 19, 2006

Les marques des quotidiens : avantage ou inconvénient ?

Les marques des quotidiens sont-elles un avantage ou un inconvénient ? J'avoue ne pas savoir. Même si j'aimerais plutôt répondre que c'est un avantage. Que voulez-vous, j'aime cette presse. Cette question est au fond, et indirectement, le sujet du post de Gilles Klein sur son blog Le phare : "CPE : photos "amateurs" sur Liberation.fr et le Monde.fr".

Gilles rapporte l'initiative de Liberation.fr (ici) et du Monde.fr (ici). Ils ont invité leurs lecteurs à envoyer des photos via un message MMS (téléphone portable) ou email. Le résultat, nous dit-il, "est maigre". "Les "jeunes" ne semblent pas avoir envie d'envoyer leurs photos à des journaux qu'ils ne lisent peut-être pas. Ils les partagent plutôt sur Flickr tapez le mot CPE et ce matin vous avez près de 1 400 photos."

Jules, un internaute, lui répond : "Le succès de Flickr et le désintérêt pour l'initiative du Monde et Libé montrent une chose : le désaveu envers les intermédiaires en tout genre. Nous n'avons plus besoin d'intermédiaires pour sélectionner, choisir, etc. C'est l'heure de la "désintermédiation"..."

Ce à quoi j'ai ajouté, que Jules avait sans doute raison. Partiellement. Mais, qu'au fond, pour pouvoir répondre à une initiative faut-il en connaître l'existence. Car, c'est bien là le plus triste, ou le plus grave : les jeunes en question ne savaient sans doute pas qu'ils pouvaient envoyer leurs photos à ces deux médias. Pourquoi ? Parce que, comme le suggère Gilles, ils lisent peu ou pas la version papier comme la version numérique de ces deux quotidiens nationaux français.

Faut-il autant qu'ils renoncent à tenter d'attirer ces "jeunes" lecteurs. Bien sur que non ! Et, c'est entre autre pour cette raison qu'il faut saluer ces initiatives. Souhaitons en beaucoup d'autres d'ailleurs. Même si elles n'ont de sens que dans une stratégie d'ensemble. Et la stratégie, ce n'est pas le fort des entreprises de presse quotidienne.

Maintenant ces marques ont une longue route devant elles pour conquérir des lecteurs qui donnent l'impression d'avoir trouver ailleurs (presse quotidienne gratuite, Yahoo!, etc) les réponses à leur besoin en information. Doivent-elles absolument créer de nouvelles marques pour essayer de séduire d'autres cibles ?

La presse régionale britannique, par exemple, semble apporter un début de réponse. Elle a multiplié les produits. À Newcastle, le nombre total de supports au service des consommateurs (lecteurs et annonceurs) est passé de 14 à 45, ces dix dernières années. Steve Brown, régional "managing director" du Newcastle Chronicle & Journal and Gazette Media Company, a déclaré : "We have become extremely good at identifying new ways to reach specialist markets and are continually innovating and launching new products" (en savoir plus sur ce sujet ici en anglais).

Et vous, qu'en dites-vous ? Les quotidiens doivent-ils créer de nouveaux produits sous d'autres marques -- ou pas -- dans le but de toucher de nouveaux lecteurs… et annonceurs ?

9 comments:

  1. Pierre Vennat8:32 AM

    Je lis toujours avec intérêt les commentaires de Jeff et de ceux qui réagissent à ses propos (ou ceux dont il commente). Mais je commente peu, parce que dans le fond, même si je crois m'être bien adapté à l'internet dont je me passerais pas, je ne suis pas un véritable connaisseur et je m'intéresse davantage au fond qu'a la forme (ceci dit, j'espère sans insulter personne. Je veux dire que moi, la technologie m'intéresse moins que d'autres. Rien de plus...)

    Mais là je me dois de réagir à ce jeune homme qui croit que l'on peut se passer d'intrmédiaires, en espérant que l'ami Jeff, qui a beaucoup plus de crédibilité et de compétence que moi en l'analyse de l'internet en particulier et du journalisme sous toutes ses formes en général, me donnera raison.

    Tout à fait par hasard, les 9 et 10 mars dernier, j'étais invité à un colloque de deux jours au Collège militaire royal de Kingston (le West Point, l.e Standhurst ou le Saint-Cyr canadien)...

    Parmi les invités: Dominique Walton, sociologue français bien connu (et quelques fois controversé, comme tous ceux qui émettent leur opinion), attaché au CNRS. Wolton parlait justement de l'Internet.

    Et mettait les gens (comme ce Jules) en garde: vrai que l'Internet constitue un progrès considérable dans l'histoire des communications (et de l'humanité), qu'il rapproche les hommes, qu'il permet la communmication rapide entre tous les coins du globe, à tous de puiser soi-même des sources de renseignement,e tc.

    Mais, il voyait (Walton) et je suis d'accord avec lui, un grave danger dont selon lui (et moi) on ne parle pas assez: en ces jours de luttes idéologiques et de conflits nouveaux genres (Irak, Afghanistan, conflit palestinien, islamisme, etc.) où l'information devient une arme, l'Internet constitue une des plus graves menaces d'endoctrinement, de propagande, d'intoxication des masses. Parce que l'information qui y circule n'est validée par personne.

    Bref, vrai qu'on y trouve un tas de renseignements. Qu'on espère vrai, bien sûr.

    Mais vrai aussi que n'importe quel groupe le moindrement subtil (pour pas que sa propagande ne paraisse trop) peut glisser n'importe quelle fausseté peut glisser le pire mensonge, susciter haine, passion, etc. Bref que Goebbels se réjouirait sans doute aujourd'hui de l'invention de l'Internet.

    Attention, je ne dis pas que tout ce qui est sur Internet est dangereux. Je cite Walton qui dit que plus que jamais, avec l'Internet, il y a danger d'endoctrinement des masses.

    Quand on voit un jeune comme ce Jules que cite Jeff qui dit qu'avec Internet, c'est le désaveu envers les intermédiaires en tout genre, cela semble insinuer que tout le monde semble capable de décider soi-même ce qui lui convient et si une "information" (ou pire, un mensonge déguisé en information) lui convient, il y a danger en la demeure.

    Même moi, qui compte pourtant 47 ans de journalisme professionnel, 25 ans d'études, aime me faire conseiller dans mes lectures, mes choix, aime me fier à des gens en qui j'ai confiance pour me valider une opinion, un fait...

    Ce que j'écris ce matin n'est pas nouveau. Mais ce n'est pas assez souvent dit.

    Cela dit, bon printemps à tous.

    Pierre Vennat

    ReplyDelete
  2. Fabienne Cabado9:27 AM

    En lisant le message de Jeff, je me demandais justement quelles transformations avaient lieu dans la façon, pour l’individu, de forger son esprit critique. Ça ramenait à ma mémoire un entrefilet lu récemment qui affirmait que lire des gratuits comme Métro ne favorise pas la formation de l’esprit critique...

    Lire un média dont je connais l’orientation m’aide à structurer ma pensée parce que d’une certaine façon, je suis en dialogue avec le média : je sais quel type d’informations il peut me proposer, je filtre celles que je peux intégrer ou celles que je dois remettre en question. J’ai un cadre pour confronter mes idées et étayer mon analyse. Ne pas connaître la nature de ma source crée chez moi une angoisse et j’ai tendance à rejeter l’information en bloc dans ce cas-là. (Ou à la consulter comme j’écouterais une conversation de bar : dans une optique ethnologique.) Réaction de quadragénaire, sans doute... qui ne peut rien changer à l’évolution du monde et qui doit se rendre à l’évidence que les jeunes générations se baignent avec la plus grande allégresse dans le maelstrom cybernétique dans lequel elles se reconnaissent et où elles ont le sentiment d’avoir du pouvoir. Vient alors la question de la responsabilité individuelle, que l’individu moderne aura plus intérêt que jamais à développer s’il veut garantir la pérennité des individualités dans une société où l’individualisme, paradoxalement, est en train de gommer toutes les différences.

    Mais bon, il se trouve qu’un des articles qui me rapporte le plus régulièrement en droits d’auteur parce qu’il est photocopié pour être étudié par les jeunes âmes est justement une entrevue avec Dominique Wolton sur les pièges de la religion Internet. Rassurant, non ? ;-))

    Fabienne Cabado
    Journaliste indépendante

    ReplyDelete
  3. Jean-François Parent10:19 AM

    J’ai déjà été un fan de Dominique Walton, mais son approche philosophe-roi, selon laquelle la plèbe est incapable de se défendre intellectuellement contre internet, me lasse un peu —notre public, ce sont aussi des professionnels, des étudiants, des spécialistes, des scientifiques et des gens assez allumés pour sentir la «propagande» à dix mètres. Bien avant Internet, il y avait des skinheads néo-nazis aux théories complètement farfelues et dangereuses, se retrouvant dans des pamphlets.

    Cela dit, Pierrre, vous n’avez pas tort non plus: si on peut confronter ses idées (en lisant celles des autres par exemple), elles n,en seront que meilleures.

    Cette désintermédiation ne date pas d’hier, et heureusement elle survient: devant l’incapacité des grands médias à expliquer les enjeux de la propriété intellectuelle relativement à la biotechnologie, début 1990, beaucoup de groupes écolos du Sud, appuyés par un argumentaire scientifique et technique sérieux, ont réussi à mettre la question à l’agenda du Sommet de Rio—grâce notamment, selon la légende, à Internet.

    C’est la même chose concernant les changements climatiques: le consensus scientifique date du milieu des années 1990, et pourtant les médias ne le prennent au sérieux que depuis 3-4 ans gros max. Alors évidemment, ceux qui ont ce dossier à coeur doivent s’abreuver ailleurs pour parfaire leurs connaissances.

    Il est par ailleurs notoire que la droite et la gauche sont absentes du paysage médiatique québécois, très centriste; pas étonnant donc que les médias peinent à maintenir leur marché au delà des actualités générales (et encore).

    La mobilisation altermondialiste est un autre exemple éloquent du pouvoir d’Internet. La couverture de l’administration américaine et du périple irakien par les majors américains en est encore un. Le fait est que les médias ne présentent qu’une tranche de la vie quotidienne et que celle-ci est vue à travers la lunette de quelqu’un qui, parfois, n’y connait pas grand chose—les scientifiques, notamment, sont souvent critiques de notre travail. Bref, plus les gens ont accès à l’information (et plus ils se cultivent), moins ils estiment être bien servis par les médias.

    Vous-mêmes faites souvent valoir, Pierre, qu’il y a une douzaine de journalistes affectés au culturel contre un seul en éducation... Alors que les férus de pédagogie ont déjà leurs forums et newsletters.

    Si le risque de trouver une information qui conforte notre point de vue—et donc de se complaire dans de fâcheuses interprétations) est toujours plus grand avec Internet, je serais prêt à défendre l’idée que parce que les bonnes idées s’enrichissent avec l’intermédiation d”Internet, le bilan est plutôt positif.

    Quant à la question de Mignon «Les quotidiens doivent-ils créer de nouveaux produits sous d'autres marques -- ou pas -- dans le but de toucher de nouveaux lecteurs… et annonceurs ?» Poser la question, c’est y répondre. D’ailleurs, cela survient déjà —Gesca par exemple a maintenant une maison d’édition, un producteur télé et un site internet. En outre, l’Argumentaire est de plus en plus souvent entendu selon quoi la business média survivra notamment par la déclinaison des produits sur plusieurs supports. Quant au branding, j’imagine qu’on trouve de tout et son contraire: La presse, pour encore prendre cet exemple, a réussi à recruter des jeunes avec de nouveaux cahiers brandés La Presse. (encore qu’on n’ait pas vus de chiffres et que led tirage et le lectorat stagnent depuis une bonne décennie),

    Jean-François Parent

    ReplyDelete
  4. Jacques Cros10:35 AM

    Pierre,
    Il est bien évident que le besoin d'intermédiaire est crucial vis à vis de l'information, ne serait-ce que pour disposer d'un filtre qui élimine les informations parasites.
    Il reste quand même la question : comment faire comprendre à Jules que l'information brute de fonderie n'est pas forcément bonne à prendre.
    Je n'ai pas la réponse, mais n'est-ce pas à vous, journalistes, de le faire comprendre.
    Comment, ça je n'en sait rien !

    Il me semble que c'est la question de fond. Comment restaurer la confiance envers la fonction de journaliste ?
    Comment faire pour expliquer que les relationnistes (et je suis mal placé pour dire le contraire) ne font que diffuser l'information et que seul le journaliste à le pouvoir de la traiter ?
    Comment faire pour expliquer que, même si vous êtes parfois d'accord; vous n'êtes inféodés à aucun pouvoir ?

    Désolé de répondre par un ensemble de questions mais il me semble qu'elle sont fondamentales si vous voulez prendre le virage qui s'amorce et qui fait croire à tout un chacun que l'information est à sa portée, sans effort, sans décryptage

    ReplyDelete
  5. Pierre Vennat12:23 PM

    La solution magique, je ne l'ai pas non plus (se peut d'ailleurs qu'elle n'existe pas, ce qui ne me surprendrait pas).
    Un des moyens est sans doute de s'interroger collectivement sur notre métier, suggérer des pistes. Bref pas juste se contenter de toucher son chèque de paie (quand on en a un) mais en meme temps d'essayer de voir comment faire un meilleur journalisme, soit-même et le média qui nous emploie.
    Pas juste critiqiuer en mal,mais suggérer en bien.
    Descendre un peu de nos tours d'ivoire de montréalais (moi compris bien sur, mais je pense faire des efforts).
    Militer quand on le peut.
    A la FPJQ, à l'AJIQ, dans un syndicat affilié à la FNC ou au Syndicat de la fonction publique, ou ailleurs.
    Pour ma part j'apporte ma petite contributioni au Conseil de presse du Québec. Les jugements que nous apportons, collectivement, ont pour but d'amener un meilleur journalisme, donc de ramener la confiance du public dans les médias et ses artisans.
    Et voici que la Canadian Association of Journalists annonce qu'en mai prochain, à Halifax, elle se dotera d'un comité consultatif sur l'éthique, visant à redonner une meilleure crédibilité aux Canadians (Canadians...) from Coast to Coast dans ses médias et ses journalsites.
    Ne soyez pas surpris si vouis me voyez impliqué là-dedans.
    C'est un début.
    Il ya le Trente qui célébrera le 30 mars son anniversaire et qui aide à faire réfléchir en présentant chaque mois des dossiers. Faut le lire, faut y écrire, faut réfléchir à son contenu.
    Il y a la journa-liste, ce blog, celui à bernier, d'autres.
    Bref faut que chacun fasse sa petite part.
    Seul on peut rien.
    Ensemble on peut pas tout, maison peut essayer de faire bouger des choses et mon expérience me dit qu'on y parvient des fois.
    pierre vennat

    ReplyDelete
  6. Guy Vandal12:25 PM

    Bonjour à tous,

    « l'Internet constitue une des plus graves menaces d'endoctrinement, de propagande, d'intoxication des masses. »(P.V.)

    Manifestement que le type que vous citez ne connait pas la télé, ni les journaux !!!

    Je suis toujours très étonné quand je lis ce genre de déclaration. C'est un peu comme si l'humain n'était pas capable de réfléchir en même temps qu'il lit ou écoute.

    Celui qui n'a pas internet et qui entend et voit "Saddam doit désarmer" pendant plusieurs jours consécutifs, dans les journaux et à la télé, n'est-il pas victime de propagande ? Et les nouvelles en provenance de l'Afghanistan, accessible via la télé ou les journaux, doit-on s'y fier ? Aujourd'hui à RDI, il y a un reportage très significatif à ce sujet. On y fait part des similitudes entre les discours de Bush et Harper lors de leur séjour en Afghanistan.

    Vous êtes un bon gardien pour votre profession M. Vennat. Je suis juste surpris qu'un journaliste d'expérience comme vous ne voit pas que ce que vous reprochez à internet, est ce qui se passe présentement dans les médias traditionnels.

    Guy Vandal

    ReplyDelete
  7. 1- La presse traditionnelle n'est pas la garantie de la vérité. Et le journalisme qu'on y lit non plus. Loin de là. La couverture de la première guerre du Golf en est un parfait exemple. L'histoire des armes de destruction massive en est un autre. Les "grands" médias de ce monde se sont faits les relais de la propagande la plus basique. On trouvait bcq plus d'expression critique sur le net que dans les médias classiques.

    2- Car internet a la qualité de ce que vous voyez comme un défaut Pierre. Tout le monde peut y raconter ce qu'il veut. Donc, tout le monde peut s'opposer à la propagande de l'autre. Sur le réseau, et à de rares exceptions, la parole est libre.

    L'esprit critique n'est pas, me semble-t-il, fabriqué par les médias. Il est, à mon avis, une question d'éducation. Les médias y participent, sans aucun doute.

    Internet offre la plus vaste bibliothèque du monde. Reste à faire le tri. C'est sans doute là un des rôles majeurs du journalisme d'aujourd'hui : aider à trier toute cette information. Comme le dit Jacques nous (lecteurs) avons besoin de filtres. Les journalistes ont donc de belles années devant eux. Mais, ils n'ont plus et n'auront sans doute jamais plus, le monopole de trouver, raconter et diffuser l'information.

    L'information est devenue une conversation. Merci internet. Ca rend peut être la vie des journalistes plus compliquée. Mais, je vois dans tout ça plus d'avantages que d'inconvénients. Pas vous ?

    ReplyDelete
  8. Michel Munger9:25 PM

    > L'information est devenue une conversation. Merci internet. Ca rend
    > peut être la vie des journalistes plus compliquée. Mais, je
    > vois dans tout ça plus d'avantages que d'inconvénients.
    ---------------------------------------

    Plus compliquée ? Au contraire, plus simple.

    Aujourd'hui, quand on a nos sources et méthodes, la possibilité d'accéder à des masses imposantes d'informations accélère les recherches.

    La «contrepartie», c'est que nos lecteurs ont eux aussi tous les outils pour être bien informés, donc plus critiques envers nous. Mais ça aussi, c'est une excellente chose.

    Michel Munger
    LaPresseAffaires.com

    ReplyDelete
  9. Le remarque de Jules sur la "désintermédiation" est évidemment intéressante. C'est sans doute une réalité. Ce qui n'empêche pas aux médias de jouer le rôle de filtre et de vérification de l'info.
    Mais je ne pense pas qu'il faille aborder le problèmen sous cet angle. La question, finalement, n'est pas de savoir si Libé ou le Monde peut jouer les intermédiaires sur cette fonction spécifique "d'info miroir" autour du CPE, mais plutôt de savoir si ce qu'ils proposent est intéressant et utile pour l'internaute. Apparemment non.
    Il ne suffit pas de proposer un service de publication (un vieux démon de la presse papier : donner accès à la publication...), c'est de plus en plus inutile sur le Net, puisque tout le monde peut publier sans passer par un média. Les journaux auraient, dans ce cas précis, plus intérêt à jouer sur la communauté et la valorisation.
    Je suis également d'accord aveec l'idée de conseiller aux quotidiens de créer de nouveaux produits. Mais là encore, ce n'est pas qu'un problème de marque, mais d'utilité et d'intérêt. Si l'outil est ingénieux, il marchera.

    ReplyDelete