Jun 30, 2005

Journalistes au bord de la crise de nerfs

Le Trente, mensuel du journalisme québécois, propose un dossier sur le stress des journalistes au travail :

" Le stress au travail dans les médias se traduit de plus en plus souvent par burn-out et dépressions. Dans le Trente de juillet, des reporters brisent le plus grand tabou de ce métier et racontent leur lutte contre l’épuisement professionnel. Des journalistes témoignent, des spécialistes expliquent – et la profession cherche des solutions", déclare le communiqué de presse envoyé ce jour.

Dans les kiosques au Québec ou à commander par téléphone au + 1 (514) 522-8033 ou sur le site web www.le30.org.

1 comment:

  1. Je suis heureux de voir que vous accordez de l'importance aux efforts que la profession journalistique québécoise fait pour sortir du marasme dans lequel notre métier est plongé. Au Québec mais sans aucun doute un peu partout.

    Vrai que les journalistes sont au bord de la crise de nerfs. Moi compris (même si retraité et davantage heureux comme historien que comme journaliste... deux métiers qui se complètent, le journaliste étant "le témoin du présent" et l'historien "le témoin du passé".

    Et c'est ce qui explique dans mon cas certains "agacements" face à vos commentaires réalistes. Je ne dis pas que vous n'avez pas raison lorsque vous regardez la réalité en face.

    Je dis que cette réalité, bien souvent je ne l'aime pas, alors j'essaie de la changer. La soumission n'a jamais été mon fort. Le voeu d'obéissance non plus (je laisse cela aux curés) et même dans l'armée (je suis toujours officier de réserve), je veux des ordres intelligents. L'obéissance à la SS, très peu pour moi...

    Je termine donc sur une note d'optimisme. Il y a encore des journalistes qui réfléchissent sur leur métier. Le Trente le prouve. (Et le Trente, rappelons-le, est propriété de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec à laquelle plus de 1000 journalistes du Québec adhèrent, et paient une cotisation substantielle, volontairement chaque année...)

    Mais chose plus étonnante (j'aimerais que vous commentiez si vous le pouviez...) les journalistes québécois (sauf exception) réfléchissent davantage et mieux dans leur magazine écrit (sur papier) que sur des blogs comme le vôtre ou sur la Journa-liste, pourtant elle aussi propriété de la FMOQ.

    Si la formule du blog (ou des courriels comme la Journa-liste qui est un mélange des deux: le coureriel classique et la formule blog) permet la spontaniété, on s'est vite aperçu chez nous que, faute de modérateur (souvent assimilé à censeur, alors que moi je serais pour qu'il y ait modérateur) la formule se prêtait trop souvent aux commentaires insignifiants, trop rapides, irréfléchis quand ce n'est insultants, démagogiques et j'en passe. Dommage.

    En est-il comme cela partout (sur les blogs de journalistes en France, aux USA, etc.?)

    Pierre Vennat

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